Guide Sproochentest

Décrire une image au Sproochentest : les erreurs

La plupart des points de la description d'image se perdent de quatre petites façons, presque jamais à cause de votre luxembourgeois. Voici chaque erreur, avec sa parade.

Relu par des tuteurs luxembourgeois natifsMis à jour le 1 septembre 2026

Vous redoutez ce moment précis : l'examinateur fait glisser trois photos sur la table, vous en choisissez une, et plus rien ne sort. Respirez. La plupart des points perdus à l'image ne le sont pas parce que votre luxembourgeois est faible. On les perd de quatre petites façons : vous restez muet, vous ne nommez rien, vous donnez votre avis avant d'avoir décrit, ou vous visez trop haut. Corrigez ces quatre réflexes, et la description d'image cesse de dépendre du hasard.

Aucune de ces erreurs n'est un problème de grammaire. Tout tient à une seule chose : ne jamais vous arrêter de parler. La description, c'est la deuxième partie de l'oral, après un court entretien ; vous décrivez l'une des trois photos proposées, pendant cinq minutes environ, au niveau A2. Le A2, c'est la langue simple du quotidien. Personne n'attend de la poésie. On attend des phrases simples qui s'enchaînent. Chacune des erreurs ci-dessous est une manière de casser le fil, et chacune a sa parade.

Ce qu'on note, c'est que vous continuiez à parler, pas que chaque phrase soit parfaite.

Rester muet

C'est la plus coûteuse. Une courte pause ne vous coûte rien, et cinq secondes de réflexion non plus. Un long blanc figé, lui, vous pénalise, parce que l'épreuve mesure justement votre capacité à tenir la parole.

La parade : garder une entrée en matière si automatique qu'elle se lance toute seule, le temps de retrouver vos esprits.

Ech gesinn e Bild. D'Bild ass eng Foto. D'Foto ass faarweg. D'Foto ass dobausse gemaach. (Je vois une image. L'image est une photo. La photo est en couleur. La photo a été prise dehors.)

Quatre phrases, et vous parlez déjà. Si vous bloquez plus tard, revenez à ces phrases sûres : nommez une couleur, nommez le temps qu'il fait, dites où la photo a été prise. Le simple l'emporte toujours sur le silence.

Ne rien nommer

Certains silences se cachent dans un discours qui paraît fluide. Vous dites que la scène est jolie, que les gens ont l'air heureux, que la journée est belle, et vous ne nommez pas un seul objet. Des adjectifs sans noms ne donnent rien à noter à l'examinateur. Les points se gagnent sur le concret : le banc, les arbres, la veste, le gobelet.

Alors nommez-les, un fait à la fois.

Am Hannergrond gesinn ech al Haiser. D'Haiser sinn héich. D'Däicher si rout. (À l'arrière-plan je vois de vieilles maisons. Les maisons sont hautes. Les toits sont rouges.)

Trois noms et trois faits en trois courtes phrases. Parcourez la photo dans un ordre fixe, l'arrière-plan d'abord, puis la gauche, la droite, le milieu, et nommez une chose à chaque endroit. Vous ne peignez pas un tableau. Vous lisez la scène à voix haute.

L'avis avant la description

Le trac joue aussi dans l'autre sens. On se précipite sur « je trouve cette photo magnifique » dès la première phrase, parce qu'un avis donne l'impression de dire quelque chose. Mais la partie réellement notée, c'est la description. Si vous ouvrez sur votre opinion, vous dépensez le plus facile d'abord, et il ne vous reste plus grand-chose. L'avis se garde pour la fin, une fois que la description vous y amène.

Gardez l'ordre sur lequel l'épreuve est bâtie : posez la scène, balayez-la, zoomez sur un détail, puis donnez un seul avis. Une phrase suffit, et well (parce que) vous permet d'ajouter une raison et de placer un connecteur d'un coup.

D'Bild weist eng friddlech Situatioun am Park. Ech fannen d'Bild ganz schéin, well d'Faarwe waarm sinn. (L'image montre une situation paisible dans le parc. Je trouve l'image très belle, parce que les couleurs sont chaudes.)

Un avis clair pour finir, c'est un signe de maîtrise. Trois avis et aucune description, c'est le signe que vous étiez à court de choses à nommer.

En faire trop

La dernière est la plus injuste, parce qu'elle vient souvent de ceux qui ont beaucoup travaillé. Vous voyez un marché animé et vous tentez « les marchands marchandent et l'ambiance est joyeuse ». La phrase s'effondre à mi-chemin, vous perdez le fil, et votre assurance part avec. L'examen est au niveau A2. Une phrase ambitieuse laissée en plan vaut moins qu'une phrase simple menée à son terme.

Laissez tomber l'ambition, visez la phrase finie. Et quand un mot vous manque, simplifiez, ne compliquez pas. Vous ne connaissez pas « fontaine » ? Dites de l'eau. Plutôt qu'une phrase que vous ne pouvez pas finir, dites-en deux que vous finissez.

D'Fra huet eng Jackett un. D'Jackett ass donkelgréng. D'Fra gesäit roueg aus. (La femme porte une veste. La veste est vert foncé. La femme a l'air calme.)

Court, correct, mené à son terme. C'est exactement ce que le niveau A2 attend.

Les quatre erreurs en un coup d'œil

L'erreurCe que ça donne à l'oralÀ faire à la place
Rester muetUn long blanc pendant que vous cherchez vos motsRevenez à la météo, à une couleur, au lieu de la photo
Ne rien nommer« C'est joli, ils ont l'air heureux », sans un seul nomNommer des objets : les maisons, les arbres, le gobelet
L'avis d'abord« Je trouve cette photo magnifique » d'entréeDécrire d'abord, garder un seul avis pour la fin
En faire tropUne phrase ambitieuse qui s'effondre en routeDeux courtes phrases que vous menez au bout

Voilà pourquoi une personne posée, au luxembourgeois modeste, dépasse souvent une personne nerveuse qui en sait plus. Une personne calme ne s'arrête jamais et ne laisse jamais filer les points faciles. Si l'examen vous intimide encore, il est plus abordable qu'il n'y paraît une fois que vous savez ce qui compte vraiment.

Quand l'examinateur enchaîne avec une question

Si vous finissez tôt, l'examinateur peut poser une question. Ce n'est pas un piège. C'est la même épreuve qui continue, et les mêmes phrases simples suffisent. Une question revient souvent : Wat maachen d'Leit op dësem Bild? (Que font les gens sur cette image ?). Répondez par une phrase courte, sans partir à la chasse au mot parfait, parce que cet échange compte aussi dans la note. Un simple « ils sont assis sur un banc, c'est l'automne » fait tout à fait l'affaire.

Pour vous entraîner, repérez d'où viennent vos hésitations. Elles viennent presque toujours des gens, parce que c'est sur les vêtements et les gestes que les mots manquent. Prenez une vraie photo sur votre téléphone, lancez un minuteur de cinq minutes, et déroulez les quatre étapes à voix haute : nommer, balayer, détailler une personne, finir par un avis. Le moment où vous vous figez, c'est celui à travailler avant le jour J.

Questions fréquentes

Quelle est l'erreur la plus fréquente à la description d'image ?

Rester muet. Une courte pause ne vous coûte rien, mais un long blanc figé vous pénalise, parce que l'épreuve mesure votre capacité à tenir la parole. Si vous bloquez, revenez à des phrases sûres : nommez une couleur, le temps qu'il fait, ou l'endroit où la photo a été prise.

Faut-il donner son avis dès le début de la description ?

Non. La partie notée, c'est la description, alors décrivez d'abord et gardez un seul avis pour la fin. Si vous ouvrez sur votre opinion, vous dépensez le plus facile d'abord et il ne vous reste plus grand-chose. Gardez l'ordre de l'épreuve : posez la scène, balayez-la, zoomez sur un détail, puis donnez un avis.

Vaut-il mieux tenter une phrase compliquée ou une phrase simple ?

Une phrase simple que vous menez à son terme. La description est évaluée au niveau A2 : une phrase ambitieuse laissée en plan vaut moins qu'une phrase simple finie. Quand un mot vous manque, simplifiez au lieu de compliquer. Vous ne connaissez pas « fontaine » ? Dites de l'eau.

Que se passe-t-il si l'examinateur enchaîne avec une question ?

Ce n'est pas un piège, juste la même épreuve qui continue, et les mêmes phrases simples suffisent. Une question revient souvent : Wat maachen d'Leit op dësem Bild? (Que font les gens sur cette image ?). Répondez par une phrase courte, sans chasser le mot parfait, parce que cet échange compte aussi dans la note.

Comment éviter de tomber à court de mots en pleine description ?

Nommez des objets concrets, un fait à la fois, au lieu d'empiler des adjectifs. Des adjectifs sans noms ne donnent rien à noter à l'examinateur ; les points se gagnent sur le banc, les arbres, la veste, le gobelet. Parcourez la photo dans un ordre fixe, l'arrière-plan d'abord, puis la gauche, la droite, le milieu, et nommez une chose à chaque endroit.

Pourquoi une personne plus calme dépasse-t-elle souvent une personne plus avancée ?

Parce qu'elle ne s'arrête jamais et ne laisse jamais filer les points faciles. La description récompense des phrases simples qui s'enchaînent, pas des phrases ambitieuses qui s'effondrent. Un luxembourgeois modeste mais fluide l'emporte sur un luxembourgeois plus solide qui se bloque.

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